Par le Ciel et avec les étoiles du pèlerin
Donner un accès facilité au patrimoine spirituel oriental
et occidental catholique
I t e r s i d e r e u m
Connaitre les écrits des auteurs chrétiens
Lex credendi/Lex orandi
nourrir le cœur et l'intelligence chaque jour
par la sainte liturgie catholique selon l'esprit
de la réforme du saint Concile Vatican II
en latin/français
(Messe et Office divin pour chaque jour)
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Stellae novae
in auteurs spirituels
Etty HILLESUM
in Pères de l'Eglise
ORIGENE, Traité sur la prière
In Corpore Sano
« Mens sana in corpore sano »
dit la sagesse antique empruntée à Juvénal,
poète romain de la fin du 1er siècle...
C'est la qualité de ce qui entre en nous
qui déterminera le rapport harmonieux
de notre intériorité...
Qui ne connaît ce qui convient à son corps
ne reconnaîtra pas la grâce divine
qui le visite et qui le soigne !
Il en parlera peut-être comme un livre
mais n'expérimentera visiblement pas
l'unification de soi même en soi.
Dans une perspective spirituelle,
et surtout dans la tradition chrétienne,
la Vie est trouvée
dans une alimentation simplifiée,
vivante et surtout, le moins possible transformée,
associant toujours le corps
à la spiritualité de l'unité de la personne
qui cherche Dieu en toute chose,
puisqu'Il est connaissable
dans l'expérience rétrospective de nous-même !
C'est par le goût du réalisme
des aliments bruts, touchés, reconnus,
mastiqués pour eux-mêmes
et choisis pour ce qui nous convient
à partir de l'expérience
que confère le diagnostic sur nous-mêmes,
que toute la personne communiera
à la simplicité du Créateur
qui ne cesse de vouloir la recréer
par tous les éléments qu'elle appréhende !
Ce qui est artificiel et complexe
ne conduira habituellement pas
à la connaissance de Dieu en nous.
De même, la sobriété et la retenue
dans la nourriture et la garde de la langue
servira toujours cette union à Dieu
considérée comme une intention
habituelle et primordiale.
Le rapport concret
à notre incarnation vivante
prendra en compte l'écoute du corps
pour l'unité de toute la personne ...
Le vieil adage populaire
"il ne faudrait pas trop s'écouter",
est dans cette perspective,
la grosse bêtise de la sagesse
dite populaire, qui a toujours
ignoré le sens de la corporéité humaine !
Le manichéisme est bien passé
dans toutes les mentalités,
et toujours inconsciemment.
Le corps a été sectionné, disséqué,
répertorié, catalogué, déshumanisé,
mécanisé,et chacun de ses organes
ont été déposés sur la table
pour ne les considérer qu'individuellement ...
L'alimentation est alors envisagée
comme la consommation automatique
de paquets pré fabriquées
que le corps ne peut plus identifier.
L'intention qui le nourrit
est devenue étrangère à sa nature.
Trop souvent, il est à la traîne
de ce que nous lui faisons subir à son insu,
sans réflexion ni analyse sur soi, sans recul,
sans prise en compte effective de ce qu'il préférerait
selon sa nature propre,
pour pouvoir s'associer
à notre quête spirituelle qu'il pourrait faciliter...
Le corps est "prétendument compris"
comme un pantin désarticulé, qui doit
obéir à nos choix convenus
de mauvaises habitudes
et d'ignorances accumulées.
Obèse ou famélique, il surnage
dans les bêtises de son propriétaire,
gémissant de retrouver son créateur.
Les médecines qu'on lui inflige le plus souvent
quand "il dysfonctionne" comme l'on dit,
sont les muselières de son désarroi.
D'ailleurs, nous lui intimons
l'ordre de devoir se taire et de toujours
savoir considérer comme salutaires pour lui,
les ingérences habituellement
contraires à son bien !
Invariablement nous les lui infligeons
à la façon du péché originel, en sachant
que c'est mal mais en le faisant
surtout et quand même ...
C'est pourtant par la connaissance de soi
pour la connaissance de Dieu
que « l'écoute de notre corps »
et de ce qu'il veut nous « dire »
nous introduira effectivement
dans les premiers degrés
de la véritable intériorité chrétienne.
La qualité de ce qui vient de l'extérieur
servira ou non
l'éclosion de la vie et de l'unité intérieure :
nourriture, images, paroles,
sentiments, pensées, ruminations, soins...
On ne pourra également prier
sans comprendre comment on vit
et comment on se nourrit de nourriture,
d'images, de sons, d'idées, de sentiments,
de ressentiments, de fantasmes,
de représentations passionnées,
de gourmandises mentales ou physiques,
de souvenirs funestes, de remords,
de démissions, de trahisons et de compromissions,
de représentations imaginaires
de jugements intérieurs,
de ruminations chagrines,
de susceptibilités, d'inquiétudes multiples
et d'émotions perpétuellement contradictoires...
Tout ne dépend certes, pas de nous
mais l' « alimentation active »
de ce qui entre en nous
est à notre initiative,
lorsque l'on comprend que tout est lié
dans la vie humaine
et que tout se retrouvera toujours
dans la vie spirituelle :
les mêmes habitudes salutaires
ou les même errements mortifères.
D'ailleurs, la disposition habituelle
à l'état de colère,
traduit souvent dans la vie spirituelle
l'état d'inflammation de tout le corps !
L' habituelle insouciance,
traduira dans la vie spirituelle
la dichotomie consentie
et la torpeur habituelle
quant à la conscience intérieure
de soi-même.
"Les new agers" de tous poils
qui ont réduit Dieu à une énergie
ont eu au fond, une bonne intuition :
ils ont réagi de manière ésotérique
au manque de prise en compte du corps
que l'on rencontre très habituellement
dans les grandes religions
et tout particulièrement en occident !
Leur quête n'est évidemment plus chrétienne ;
elle est cabalistique et subjective;
elle est magnétique !
C'est à nous de leur montrer
que le Christianisme s'il est bien compris,
ouvre à l'ère "de l'homme nouveau" !
Malheureusement, sur cette question,
les gens d'église sont souvent aussi ignorants
que ceux à qui ils recommandent
de s'en remettre pieusement :
les bienfaiteurs de l'homme désarticulé !
Sur la question des liens viscéraux
entre le corps et l'âme,
le prêtre et le médecin
sont souvent devenus des praticiens égarés !
Ton corps pourtant est un ami
qui voudrait bien pouvoir te parler...
et non un chien qui doit souffrir
discrètement au dedans de toi-même !
L'image du chien n'est pas anodine;
elle est patristique !
Ton chien même quand il mord,
peut devenir ton allié s'il est associé
à tes idéaux !
Qui ne travaille à un rapport ordonné à son corps,
retardera assurément
son Chemin spirituel de re-conversion
et l'ascension de son être tout entier en Dieu
par le Christ-Médecin ...
"Je suis mon corps"
afin de connaître Dieu !
Et connaître Dieu passera toujours
par le désir permanent de se connaître soi-même,
corps et âme !
Tenter de les réconcilier intentionnellement
tant que nous vivrons dans notre corps,
constituera l'un des objectifs
de la spiritualité chrétienne "totale" !
Elle est bien là, "la hauteur, la largeur
et la profondeur" de l'enjeu d'un Chemin de Vie
même terrestre, qui se prépare
normalement à devenir céleste !
Car comme toujours, c'est te terrestre
assumé et transcendé par la grâce
qui permet l'éclosion du céleste,
afin d'éviter
la dichotomie préjudiciable
entre mon corps et mon âme
trop souvent désarticulés et dissociés !
En cela, la via christiania
dispose d'un grand patrimoine thérapeutique !
Malheureusement, il est
complètement ignoré des catholiques
tout autant que de leurs pasteurs !
Et l'orient qui nous a tant apporté...
C'est sans doute à cause de cet état de fait
que les plus intuitifs
se jettent désespérément dans l'ésotérisme...,
Les autres qui n'ont de toute façon rien vu
de la nécessité de leur unification
pour se réparer avec le Christ-Médecin
et ré-parer
les dégâts du péché originel en eux-mêmes,
ont déjà perdu la moitié d'eux-mêmes en route
et préfèrent ne pas trop chercher à se comprendre,
se pressentant déjà si morcelés...
Qui les aidera ?
Resquiescat
+
Et après tout, ce corps si mal compris,
s'il avait encore l'audace de nous tracasser,
à la toute fin, on pourrait bien
lui infliger le coup de grâce
par une piqûre désormais sanctifiée...
C'est la suite logique.
Elle est mieux relevée car plus choquante
mais elle découle de l'aveuglement
sur le corps
+
"Asinus meus" !
Mon corps est mon âne !
Un bon âne mais qui s'apprivoise doucement,
sinon il meurt à côté de moi
sans même que je m'en sois aperçu !
Et il ne voudra plus me porter dans ces conditions !
Il se peut même qu'il soit déjà mort
comme la nourriture qu'on lui donne,
mort longtemps avant
que mon âme ait rendu le dernier souffle !
Etonnant ce que nous révèle la Tradition chrétienne
et ce dont personne ne parle jamais
ni les croyants le plus souvent désarticulés,
ni ceux qui prétendent les conduire :
mon âme sans mon corps sur la terre,
ne peut ne peut connaitre le réalisme
de l'incarnation chrétienne !
Et mon corps mal piloté par une âme borgne
qui a oublié son intelligence et l'usage de son libre arbitre,
ne pourra que souffrir la trahison permanente
de sa moitié, devenue alors dégénérée
et habituellement incapable de chercher à se connaître.
Le consentement à la dichotomie
est bien la déconstruction du péché originel
et le lieu habituel du mensonge initial
constamment perpétré.
